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Page 3 sur 5 Un univers hétérogèneLa compréhension des mécanismes mis en œuvre par les gestions alternatives impose un découpage de cet univers. Trois grands styles alternatifs se distinguent par leurs approches et techniques de gestion différentes. Leur dénominateur commun étant que leur processus de gestion a pour but de générer des rendements positifs même en période de marché baissier. 1. Les stratégies d'arbitrage : ces dernières visent à tirer profit d'inefficiences de marchés (en général selon des approches statistiques ou fondamentales) L'approche statistique vise à exploiter l'analyse comportementale d'un actif ou d'un actif par rapport à un autre. Plusieurs approches sont alors possibles : L'approche "retour à la moyenne" est un exemple. Elle consiste à profiter d'un mouvement jugé atypique selon des mesures statistiques. Par exemple, si la hausse d'un actif est statiquement trop rapide, ces gestions vont le vendre afin de profiter d'un retour à la normale que seule une baisse de cet actif peut provoquer. Une autre approche statistique est, au contraire, définie comme suiveuse de tendance et se complète parfaitement avec l'approche "retour à la moyenne". Il s'agit içi de détecter des tendances qui ont une forte probabilité de se prolonger, et ainsi, de se positionner dans ce sens en achetant (ou vendant) cet actif.
Une autre approche tient compte de mesures dites fondamentales (par exemple les rapports de valorisation d'une action sensés mesurer sa cherté) pour les intégrer dans un modèle d'évaluation dont l'objet est d'indiquer des signaux de vente et d'achat. L'importante diversité de ces différentes approches est un exemple illustrant le fort caractère décorellé des composantes de l'univers alternatif.matérialisées par des écarts trop importants entre deux actifs de même nature. Il s'agit alors de se positionner en vue du rétablissement d'une valorisation relative "normale" en achetant un actif dévalorisé vis-à-vis d'un second actif de même nature que l'on vend (exemple de la stratégie "Equity market neutral"). Le résultat de l'arbitrage est alors indépendant de l'orientation directionnelle du marché sous jacent et donc décorrélé dans la mesure où c'est l'évolution relative des composantes du marché qui détermine le résultat de l'arbitrage et non le marché lui-même. La source de la performance (l'alpha) tient dans la faculté des gestions à bien sélectionner les titres, elle est dite alpha de "Security Picking". | | "L'alpha et l'omega" de l'alpha et du beta.
L'alpha et le beta sont des termes communément utilisés dans l'industrie de la gestion financière pour définir et distinguer ce qui dans la performance d'un gérant provient de la performance du marché actions (beta) de ce qui provient de son talent de gestion (l'alpha). Le beta est donc une mesure du caractère passif d'une gestion par son degré d'exposition systématique au marché des actions alors que l'alpha quantifie la valeur ajoutée de la gestion considérée comme active. La gestion alternative, dont le but n’est pas d’avoir une exposition systématique au marché, a ainsi pour objectif de générer une performance ayant une composante "alpha" importante. L'origine de ces termes est statistique. Prenons l'exemple d'une gestion actions dite "active", c'est-à-dire pouvant autoriser des choix de sur ou sous représentation de certaines valeurs en fonction du poids que celles ci représentent dans l'indice de référence (benchmark). Dans ce cas, la performance du fonds sera proche de la performance indiquée par la formule (Performance fonds = Beta x performance indice + alpha), avec un beta proche de 1 (i.e. une exposition totale au marché). Cette formule n'est autre que l'équation de la droite de régression linéaire définissant la relation entre la performance du fonds et celle de l'indice de référence comme illustré ci-dessous. | | |  | | | Cette illustration montre ainsi que l'alpha est la valeur ajoutée moyenne apportée par un gérant. En effet, elle indique la performance moyenne (d'un point de vue statistique) que fournit un gérant quand la performance du marché est nulle. Cela correspond bien à une mesure de sa contribution à la performance (qui peut être positive ou négative)
Il est par ailleurs important de distinguer ces caractéristiques afin d'établir le juste prix d'une gestion en fonction de son degré de valeur ajoutée. Il nous semble ainsi peu intéressant de rémunérer un gérant actions si sa performance dépend de manière prépondérante de la performance de l'indice. Dans ce cas Geneva Partners choisit généralement des supports économiques, c'est-à-dire dont les frais de gestion sont très faibles voire nuls, tels que les ETF ou les futures pour s'exposer à la classe actions. |
2. Les stratégies directionnelle/tactiques (ex "CTA" ou "Managed Futures", "Macro") consistent à prendre des positions directionnelles (acheteuses/long ou vendeuses/short) sur les marchés d'actions, de taux, de change ou de matières premières essentiellement. Ainsi, et de manière ponctuelle, ces stratégies peuvent être fortement corrélés avec les marchés, mais disposent d'une capacité à profiter de la hausse comme de la baisse de ces derniers. La source de la performance (l'alpha) tient dans la faculté des gestions à s'exposer à l'achat ou à la vente aux marchés de référence, elle est dite alpha de "Market Timing". 3. La dernière approche consiste à tirer profit de situations spéciales telles que les fusions et acquisitions, les restructurations ou autres opérations capitalistiques. Cette approche est dite "Event Driven", et la source de la performance est principalement de l'alpha de " Security Picking ", même si la performance généré par certaines de ces stratégies peut varier selon le positionnement de l'économie dans son cycle (ex stratégies "Merger Arbitrage", "Distressed").
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